Scraper LinkedIn : extraire une liste de prospects avec leurs emails
Avant d’écrire au premier prospect, il faut une liste. Je compare six outils pour extraire une recherche LinkedIn ou Sales Navigator, retrouver les emails et les numéros, et rester dans un cadre que l’on peut défendre.
Transparence : Croitr est partenaire d’Emelia, l’outil que j’utilise pour les campagnes de mes clients.
En bref
- Scraper LinkedIn, c’est extraire dans un fichier les profils d’une recherche (nom, poste, entreprise, lien du profil) ; l’email et le téléphone s’ajoutent ensuite par enrichissement.
- Sales Navigator n’est pas obligatoire : Emelia extrait aussi la recherche LinkedIn classique, jusqu’à 1 000 profils par recherche, sans crédit consommé avec un abonnement.
- LinkedIn n’offre aucun export CSV de Sales Navigator et n’affiche que 2 500 résultats par recherche : il faut un outil, et découper les grosses recherches.
- Prix relevés le 24/10/2026 : Emelia dès 37 € par mois scraping compris, Evaboot dès 9 $ pour 100 leads, Pipecorn gratuit jusqu’à 150 crédits par mois.
- LinkedIn interdit le scraping dans ses conditions, et la CNIL rappelle qu’une donnée publique reste une donnée personnelle : informez chaque personne dès le premier message.
Sommaire
Scraper LinkedIn, c’est transformer une recherche de prospects en fichier exploitable : une ligne par personne, avec son nom, son poste, son entreprise et le lien de son profil. C’est la première étape de toutes les campagnes que je monte. Je compare ici six outils de scraping LinkedIn, avec leurs prix relevés le 24/10/2026, puis j’explique comment retrouver les emails et ce que dit le droit français.
Comparatif des scrapers LinkedIn
Le bon scraper dépend de votre source (recherche classique ou Sales Navigator) et de ce que vous voulez à la sortie : une simple liste, ou une liste avec emails et numéros. Le point qui fait le plus varier la facture : payer l’email seulement s’il est trouvé, ou à chaque tentative.
| Critère | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Prix d’entrée | 37 € par mois | 69 € par mois | 39 € par mois (19 € à l’année) | 9 $ par mois (100 crédits) | Gratuit, puis 49 $ par mois | Gratuit, puis 49 $ par utilisateur |
| Sources | Recherche classique, Sales Navigator, CSV | LinkedIn, Sales Navigator et 15+ plateformes | Prospects LinkedIn importés dans ses campagnes | Sales Navigator seulement | Sales Navigator, recherche, base propre, engagés d’un post | Extension Chrome sur LinkedIn |
| Sans Sales Navigator | ✓ Oui | ✓ Oui | ✓ Oui | ✗ Non | ✓ Oui | Non communiqué |
| Volume | 1 000 profils par recherche classique | 20 h d’exécution par mois, exports illimités | Non communiqué | 1 crédit par lead exporté | 500 leads par mois (Free), 5 000 (Build) | 2 500 exports par mois (annuel) |
| Emails | 1 crédit, seulement si trouvé | 500 crédits par mois, débités à chaque tentative | 25 crédits par mois (Pro) | Compris dans le crédit du lead, même sans résultat | 3 crédits, seulement si trouvé | Seuls les emails valides sont facturés |
| Téléphones | 50 crédits, seulement si trouvé | Non communiqué | Non communiqué | ✗ Non | 30 crédits par mobile | 100 numéros par mois (Starter) |
Comment j’ai comparé ces outils
Emelia est l’outil avec lequel je scrape et j’enrichis pour mes clients, et Croitr en est partenaire. Les cinq autres sont comparés sur leurs pages tarifs et centres d’aide relevés le 24/10/2026, pas testés en campagne. J’ai regardé la source acceptée, le volume réel derrière le mot « illimité », le coût d’un email trouvé et ce qui se passe quand rien n’est trouvé. Sales Navigator est traité comme la source des données, pas comme un scraper : LinkedIn ne propose aucun export de ses listes.
Exporter une recherche Sales Navigator, pas à pas
Sales Navigator ne permet pas d’exporter une recherche en CSV : la seule sortie officielle est la synchronisation CRM de l’offre Advanced Plus, sur devis. Pour récupérer une liste, on passe par un scraper qui lit la recherche à votre place. Voici la méthode que j’applique.
- Construire la recherche dans Sales Navigator en filtrant sur l’intitulé de poste actuel et l’effectif de l’entreprise. Je fuis les filtres par mots-clés et par séniorité, qui ramènent beaucoup de bruit.
- Regarder le nombre de résultats. LinkedIn n’affiche que 2 500 leads par recherche : au-delà, découpez par région ou par tranche d’effectif.
- Copier l’adresse de la recherche et la coller dans le scraper (Emelia, Evaboot, Pipecorn ou PhantomBuster acceptent une URL Sales Navigator).
- Lancer un seul scrape à la fois par compte LinkedIn, et attendre qu’il soit terminé avant le suivant. Quand LinkedIn freine, le scrape se met en pause : relancer en boucle ne fait qu’aggraver le blocage.
- Enrichir la liste avec les emails, puis les numéros si vous appelez.
- Nettoyer : doublons, postes hors cible, entreprises déjà clientes. Je refiltre mes listes par IA pour ne garder que les profils vraiment dans la cible, quitte à jeter une bonne partie de l’export.
Ce que contient un export
Un export LinkedIn reprend ce qui est visible sur le profil : prénom, nom, intitulé de poste, entreprise, localisation, lien du profil, et selon l’outil quelques informations sur l’entreprise. Il ne contient ni email ni téléphone : Sales Navigator n’en fournit pas. C’est l’enrichissement qui les ajoute, en deuxième temps.
Les 6 scrapers LinkedIn, un par un
Emelia
- Idéal pour
- Ceux qui veulent scraper, enrichir et lancer la campagne dans le même outil
- Prix d’entrée
- 37 € par mois, scraping compris
J’utilise Emelia pour tout le parcours : je colle la recherche, j’enrichis, et la liste part directement en campagne email ou LinkedIn, sans export ni réimport. L’éditeur détaille la méthode dans son guide pour scraper LinkedIn et Sales Navigator ; mon avis complet est sur ma page Emelia.
Points forts
- Recherche LinkedIn classique et Sales Navigator, plus import CSV
- Aucun crédit consommé pour le scraping avec une offre
- Email à 1 crédit, numéro à 50 crédits, débités seulement si trouvés
Limites
- Pas de base de contacts intégrée
- 1, 3 ou 10 comptes LinkedIn selon l’offre

PhantomBuster
- Idéal pour
- Ceux qui extraient aussi d’autres sources que LinkedIn
- Prix d’entrée
- 69 € par mois, 56 € à l’année
PhantomBuster est le couteau suisse de l’extraction : LinkedIn, Sales Navigator, Google Maps, Instagram et d’autres. Le revers, c’est la facturation en heures d’exécution et une recherche d’emails payée à la tentative. Si vous cherchez plus simple, j’ai comparé les alternatives à PhantomBuster.
Points forts
- Extraction sur plus de 15 plateformes
- Exports illimités sur les offres payantes
- Utilisateurs illimités par espace de travail
Limites
- Facturé au temps d’exécution et aux slots
- Crédit email débité même sans résultat
- N’envoie pas d’emails

Waalaxy
- Idéal pour
- Ceux qui veulent surtout contacter leurs prospects sur LinkedIn
- Prix d’entrée
- 39 € par mois, 19 € à l’année
Waalaxy n’est pas un scraper au sens strict : c’est un outil d’automatisation LinkedIn dans lequel on importe des prospects pour les contacter. Si votre but est une liste à enrichir en volume, les 25 crédits email par mois de l’offre Pro limitent vite.
Points forts
- Outil cloud, prise en main rapide
- Finder d’emails inclus (61 % de réussite annoncés)
Limites
- 25 crédits email par mois sur Pro, remis à zéro
- Recherche de téléphone non trouvée

Evaboot
- Idéal pour
- Les utilisateurs de Sales Navigator qui veulent un export propre avec l’email
- Prix d’entrée
- 9 $ par mois pour 100 crédits
Evaboot fait une seule chose, et la fait proprement : exporter Sales Navigator avec un nettoyage des données. Chaque lead exporté coûte un crédit, même quand l’email n’est pas trouvé, et sans siège Sales Navigator l’outil ne sert à rien.
Points forts
- Export et email vérifié dans le même crédit
- Crédits reportés tant que l’abonnement est actif
- Utilisateurs illimités
Limites
- Sales Navigator obligatoire
- Lead facturé même sans email trouvé
- Ni téléphone ni envoi

Pipecorn
- Idéal pour
- Ceux qui veulent extraire gratuitement puis enrichir à la demande
- Prix d’entrée
- Gratuit (150 crédits), puis 49 $ par mois
Pipecorn, l’ex-ProntoHQ renommé en juin 2026, est une jeune société française. Son offre gratuite permanente est la plus généreuse du lot pour tester. Il faudra un second outil pour contacter les prospects.
Points forts
- Extraction de listes sans crédit
- Email et mobile en cascade, rien de débité sans résultat
Limites
- 3 crédits par email, 30 par mobile
- Crédits perdus à la résiliation
- N’envoie ni email ni message
Wiza
- Idéal pour
- Les commerciaux qui récupèrent des contacts depuis leur navigateur
- Prix d’entrée
- Gratuit (20 emails), puis 49 $ par utilisateur et par mois
Wiza fonctionne surtout par son extension Chrome. Pratique pour quelques dizaines de contacts, moins pour des listes de plusieurs milliers, où le prix par utilisateur et les numéros à l’unité pèsent.
Points forts
- Seuls les emails valides sont facturés
- Emails et numéros de téléphone
Limites
- Prix par utilisateur
- Numéro à 0,35 $ hors forfait téléphone
- Aucune mention du RGPD ni de la France trouvée
Scraper LinkedIn sans Sales Navigator
On peut tout à fait scraper LinkedIn sans Sales Navigator. Emelia extrait la recherche LinkedIn classique, jusqu’à 1 000 profils par recherche, sans extension et sans crédit consommé avec un abonnement. Pipecorn et PhantomBuster acceptent aussi la recherche standard. Seul Evaboot, dans cette liste, exige un siège Sales Navigator.
Sales Navigator coûte 120,99 € par mois en offre Core (relevé le 24/10/2026). Ce qu’il apporte : plus de 50 filtres, dont l’effectif et la fonction, des alertes et 50 InMails par mois. Pour une cible pointue, par exemple les directeurs financiers des entreprises de 50 à 200 salariés d’une région, il vaut son prix. Pour une cible large et lisible dans les intitulés de poste, la recherche classique suffit souvent.
Et quand la cible est mal représentée sur LinkedIn (artisans, commerces, petites entreprises), je change de source. Basile est une base B2B française qui croise le registre légal, LinkedIn et les fiches Google ; elle couvre la France seulement. J’en parle en détail dans mon guide des bases de données B2B.
Après l’export : trouver les emails et les numéros
Une liste LinkedIn ne sert à rien sans coordonnées. L’étape suivante est l’enrichissement : un email finder déduit l’adresse professionnelle à partir du nom et de l’entreprise, puis la vérifie. Le critère qui compte le plus, à mes yeux : ne payer que ce qui est trouvé.
| Outil | Ce que coûte un email | Si rien n’est trouvé |
|---|---|---|
| Emelia | 1 crédit, soit 0,019 € au plus petit pack | rien n’est débité |
| Pipecorn | 3 crédits | rien n’est débité |
| Wiza | seuls les emails valides sont facturés | rien n’est facturé |
| Evaboot | compris dans le crédit du lead exporté | le lead est quand même facturé |
| PhantomBuster | 1 crédit par tentative | le crédit est débité |
Pour le téléphone, Emelia compte 50 crédits par numéro, débités seulement s’il est trouvé (dès 0,29 € selon le pack), et Pipecorn 30 crédits par mobile. Chez Emelia, les packs de crédits restent valables un an, ce qui évite de perdre ce qu’on n’a pas consommé dans le mois. Je vérifie toujours les adresses avant l’envoi : une liste chargée d’adresses invalides abîme la réputation des boîtes d’envoi. Le sujet est détaillé dans mon comparatif des outils d’email finder.
Une fois la liste enrichie, elle part en campagne. Pour la partie LinkedIn (invitations, messages, relances), voyez mon guide de l’automatisation LinkedIn.
Scraper LinkedIn, est-ce légal ? RGPD et conditions de LinkedIn
Scraper LinkedIn soulève deux questions distinctes : le contrat avec LinkedIn et le RGPD. Je ne suis pas juriste et ce qui suit n’est pas un conseil juridique : c’est le cadre tel que je le comprends, sources à l’appui, et la façon dont je travaille.
Les conditions de LinkedIn. Le contrat d’utilisation interdit les robots, extensions et logiciels qui extraient des données ou automatisent le site ; LinkedIn prévient que les comptes concernés risquent une restriction ou une fermeture (page d’aide de LinkedIn). Le risque concret, c’est d’abord le compte qui scrape.
Le RGPD. Un profil visible par tous reste une donnée personnelle. La CNIL l’a rappelé dans sa fiche sur la réutilisation des données publiquement accessibles (2020) : collecte limitée au strict nécessaire, information des personnes au plus tard lors du premier contact, notamment sur la source des données, et respect de leur opposition. Elle y note aussi que lorsqu’un site interdit l’aspiration de ses données dans ses conditions, la pratique n’est pas autorisée. En B2B, la prospection par email peut reposer sur l’intérêt légitime si le message est en rapport avec la profession de la personne.
Ce que j’en retiens, en pratique :
- je ne garde que les informations professionnelles utiles à la campagne ;
- chaque message parle du métier de la personne, jamais de sa vie privée ;
- le premier message dit qui écrit, et permet de refuser la suite en une phrase ;
- une personne qui refuse sort de toutes les listes, tout de suite.
Questions fréquentes
Peut-on scraper LinkedIn sans Sales Navigator ?
Oui. Emelia extrait la recherche LinkedIn classique, jusqu’à 1 000 profils par recherche, sans extension et sans crédit consommé avec un abonnement. Pipecorn et PhantomBuster le font aussi. Seuls certains outils, comme Evaboot, exigent un siège Sales Navigator. Sales Navigator reste utile pour ses filtres plus fins, pas indispensable pour constituer une liste.
Combien de profils peut-on extraire par jour sans risque ?
LinkedIn ne publie pas de chiffre. Les plafonds que l’on rencontre viennent de la recherche elle-même : 2 500 résultats visibles par recherche Sales Navigator, 1 000 profils par recherche classique dans Emelia. Mon réflexe : un seul scrape à la fois par compte, une journée d’écart avant le suivant, et jamais de relance en boucle quand LinkedIn freine.
Existe-t-il un scraper LinkedIn gratuit ?
Il existe des offres gratuites limitées. Pipecorn donne 150 crédits et 500 leads exportés par mois sans carte, Wiza 20 emails valides et 5 numéros. PhantomBuster offre 14 jours d’essai, mais les exports sont limités à 10 lignes. Emelia propose 7 jours d’essai sans carte bancaire, scraping compris (relevés du 24/10/2026).
Comment récupérer les emails des profils exportés ?
Avec un email finder, qui déduit et vérifie l’adresse professionnelle à partir du nom et de l’entreprise. Choisissez un outil qui ne facture que les emails trouvés : chez Emelia, un email trouvé coûte 1 crédit, soit 0,019 € au plus petit pack, et un numéro 50 crédits, débités seulement s’ils sont trouvés. Vérifiez ensuite les adresses avant d’envoyer.
Scraper LinkedIn, est-ce légal en France ?
C’est une zone de risque, pas un oui franc. Les conditions de LinkedIn interdisent le scraping, avec un risque de restriction du compte. Côté RGPD, la CNIL rappelle qu’une donnée publique reste personnelle : collecte limitée au nécessaire, information au plus tard au premier contact, droit d’opposition respecté. Pour un cas précis, demandez conseil à un juriste.
Vous préférez qu’on s’en occupe ?
Choisir l’outil n’est que la première étape. Chez Croitr, je construis votre fichier de prospects, j’écris les messages et je pilote vos campagnes email et LinkedIn de bout en bout.
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